Concert éclaté

Arrivée en Sorbonne… On ne le sait pas encore, mais l’après-midi va être épique !

Hier, c’était le jour du concert de fin d’année de la chorale CHAM dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, qui devait accueillir Éclats d’espace, œuvre de Marc-Olivier Dupin (ma préférée, que j’ai adorée chanter toute l’année), inspirée de l’univers de Georges Perec et de son livre Espèces d’espaces. Préparée depuis le mois de septembre par les chorales des collèges Claude Monet, Gabriel Fauré, Germaine Tillion, Henri Matisse et Jean-Baptiste Say, cette partition réunissait plus de 180 élèves autour d’un projet exigeant, porté par les voix, le piano, le violoncelle et le hautbois d’amour.

Dans Éclats d’espace, les lieux les plus ordinaires — la page, le lit, la chambre, la rue, les escaliers — deviennent matière musicale. Comme chez Perec, il ne s’agit pas de grands décors, mais d’espaces familiers traversés par des gestes, des habitudes, des souvenirs. Les élèves ont ainsi travaillé une œuvre attentive aux détails du quotidien, à ce que l’on ne regarde plus vraiment, et que la musique, d’une grande difficulté pour des collégiens, vient soudain rendre sensible.

À notre arrivée, tout avait l’apparence d’une fin d’après-midi de concert parfaitement normale : certains élèves découvraient le lieu, d’autres plus nombreux le retrouvaient avec plaisir car nous nous y produisons régulièrement. Tout était bien parti, avec les ingrédients habituels : de l’excitation, un peu de trac, de la chaleur mais on a vu bien pire, et l’espoir d’un très beau concert à venir.

Photo du début de la générale prise par Christelle, maman de 3e CHAM qui était une de mes deux accompagnatrices du jour avec Anne, elles se souviendront longtemps de cette dernière sortie au collège !

La répétition générale a commencé. Puis, assez vite, quelque chose s’est déréglé. En une demi-heure, huit élèves ont fait des malaises et il a fallu les évacuer de la scène : maux de tête, fourmillements, sensations inhabituelles. L’une d’elles, scolarisée dans un autre collège, s’est même évanouie dans mes bras, juste à côté du piano, alors que j’étais sur scène pour tourner les pages de la pianiste. A ce propos, il est grand temps que je réactualise mes connaissances acquises lors de ma formation aux premiers secours, qui date d’il y a un siècle.

Les pompiers sont arrivés et nous ont demandé d’arrêter la répétition sur le champ. Le grand amphithéâtre a été évacué, et il a fallu faire sortir plus de 180 élèves, sans que personne ne sache précisément ce qui était en train de se passer. Les élèves ne pouvaient pas circuler librement, ni retourner remplir leurs gourdes (je vous épargne mes discussions houleuses avec les agents de sécurité à ce sujet), pas moyen non plus de récupérer les sacs contenant les goûters pendant près d’une heure (ai-je besoin de rappeler qu’un élève, ça a tout le temps faim surtout après avoir chanté ?) et nous nous sommes retrouvés dans le hall de la Sorbonne, au milieu des secours, pendant que des équipes spécialisées procédaient à des contrôles de l’air dans des tenues qui donnaient soudain à l’ensemble un aspect plutôt apocalyptique.

Je n’ai pas pris les intervenants en photo mais il faut imaginer plein de personnes comme ça déboulant en Sorbonne, ça faisait un drôle d’effet quand même !

Et mes élèves pendant ce temps-là ? A part une qui a dû être prise en charge par les pompiers, mais qui va très bien aujourd’hui, ouf !, les autres étaient globalement en pleine forme même si trouvant l’odeur bizarre et ressentant un léger mal de tête pour certains. Moi aussi d’ailleurs. Et Christelle m’a confié avoir eu mal à la tête en écoutant la générale.

Mon petit groupe bien sage…
Voire en pleine forme pour certains je vous dis !

Pendant ce temps, les familles ont commencé à arriver pour assister au concert et sont restées bloquées à l’extérieur (plus de 500 personnes attendues tout de même), forcément inquiètes devant les huit camions de pompiers postés rue des Ecoles et l’agitation !

Ma vidéo tournée pour Eugénie, 3e non choriste, mise au courant par ses copines que c’était la fête en Sorbonne et me demandant des explications !

C’est à ce moment-là que j’ai reçu un message de mon ancien élève préféré venu écouter le concert — en l’occurrence mon fils que j’ai eu en troisième à mon arrivée à Monet en 2013 — me demandant il y a un truc grave maman ? Il y a des camions de pompiers partout devant l’amphithéâtre !

Bref, après environ une heure et demie d’attente et d’incertitudes, la décision a enfin été prise par le cabinet de la rectrice d’annuler le concert. Il était temps ! Les pompiers n’avaient pas encore identifié avec certitude l’origine du problème, mais les malaises, les symptômes rapportés par plusieurs élèves et les odeurs inhabituelles perçues dans certains couloirs ne permettaient évidemment pas de maintenir la soirée. Il faisait chaud, certes, mais ce qui s’est passé ne ressemblait ni à une simple affaire de température, ni à une crise de trac collective. Et de toute façon, plus aucun élève n’était en état de bien chanter. Il nous a donc fallu rentrer chez nous.

Organisation de l’évacuation avec comme objectif que chaque enfant retrouve ses parents, et moi j’ai bien retrouvé mon fils 😂

C’est frustrant, bien sûr, après tant de travail et d’investissement des élèves, de répétitions… Frustrant pour les élèves, pour les familles, pour les équipes, pour les musiciens, pour Maxime Giraud notre génial chef de chœur et pour le compositeur Marc-Olivier Dupin. Mais la sécurité passe avant tout, et personne n’aurait pu sérieusement défendre l’idée de poursuivre dans de telles conditions.

La bonne nouvelle, c’est que Marc-Olivier Dupin et mon inspecteur nous ont indiqué qu’une nouvelle date serait recherchée à la Sorbonne à l’automne. J’espère vivement que ce concert pourra avoir lieu et que nos élèves de troisième, même dispersés dans leurs lycées respectifs, accepteront de revenir pour mener cette aventure musicale jusqu’au bout.

Après trente ans d’enseignement, je constate donc une fois de plus que ce métier conserve une capacité intacte à me surprendre. On prépare une soirée autour de Georges Perec, on s’apprête à faire entendre la poésie des espaces familiers, et hop ! on finit dans le hall de la Sorbonne, au milieu des pompiers, des élèves, des parents inquiets et de questions sans réponse !

Thés que m’ont offerts mes collègues/copines/Bombes du projet, quelle charmante attention, merci les filles, je ne m’y attendais pas du tout 😘

Merci aux élèves pour leur patience hier, ce n’est que partie remise !

PS : j’oubliais ! Au milieu de toute cette cohue, j’ai fait la connaissance de notre futur proviseur Damien Doucet, venu au départ écouter ses actuels élèves de Fauré. Je lui ai présenté mes CHAMeaux qui l’ont applaudi très chaleureusement. A l’automne, il reviendra pour vous !

Les CHAM montent le son… mais pas trop !

Affiche réalisée par Loan

Dans cette dernière séquence de l’année, les élèves de 5e CHAM ont travaillé sur la voix et l’audition : comment protéger ses oreilles, éviter de fatiguer sa voix, et adopter les bons gestes pour chanter.

Je leur ai ensuite proposé de se transformer en spécialistes de la voix et de l’audition.

Affiches, vidéos, humour, scénarios improbables et conseils très sérieux : voici une petite sélection de leurs réalisations.

Il ne vous reste plus qu’à appliquer leurs conseils avisés !

Opéra en débat #2 – Je suis totalement fan de cette émission. J’espère qu’il y aura d’autres saisons !
Affiche de nos 3 ténors Luca, Siméon et Albin
Le making of !
Vidéo réalisée par Eugénie et Norah
Affiche de Camille

London walk – saison 2

Cadeau de la part du patron de la boutique de souvenirs dont je parle plus loin dans cet article, et qui me donne le sentiment d’être corrompue, argghhh !

L’année dernière, avec Mathieu Chadefaux, professeur principal de la 6e CHAM depuis la deuxième promotion, et Maud Lelièvre, notre collègue de mathématiques, nous avions décidé d’emmener nos élèves de sixième passer une journée de promenade à Londres. Ceux qui n’auraient pas suivi la saison 1 de ces aventures peuvent la retrouver ici :

Cette année, nous avons donc décidé de remettre ça. Même idée, même énergie, même team adultes mais avec une nouvelle promotion de sixièmes et un programme légèrement modifié : et c’est parti pour la saison 2 !

Il a plu absolument tous les jours à Londres cette semaine, et il devrait pleuvoir tous les jours de la semaine à venir. Mais par une chance insolente, ce vendredi 5 juin, nous avons eu un temps idéal : ni trop chaud, ni trop froid. Quelques nuages à l’horizon mais rien de bien méchant. Pas une seule goutte de pluie. Bref, la chance était avec nous 🍀

Nous nous sommes retrouvés de très bon matin, à 6h, au point de rencontre Eurostar. Merci à Nicolas, papa 🐫, de m’avoir conduite jusqu’à la gare du Nord, avec des élèves plus du tout endormis (ça, ça n’arrive plus jamais), et une journée très dense devant nous. Il nous aura fallu une bonne heure et quart pour passer le pré-contrôle (qui ne sert à rien), le contrôle français, le contrôle anglais, puis la sécurité. Et hop, juste le temps de monter dans le train !

Arrivés à Londres, nous avons commencé par un tout petit détour par la boutique Harry Potter, puisque nos cartes de transport n’étaient valables qu’à partir de 9h30. Nous nous en étions rendus compte l’année dernière un peu tard, après avoir fraudé sans le vouloir. Cette année, en professeurs avertis et responsables que nous sommes devenus, nous avons donc attendu l’heure réglementaire avant de nous lancer dans les couloirs du métro londonien.

Nous avons pris le métro jusqu’à Green Park, puis traversé Green Park et St James’s Park — toujours au pas de course — menés par Mathieu, mais très régulièrement ralentis par les élèves qui s’extasiaient devant chaque écureuil du parc : c’est assez simple, à Londres, pour mes élèves, l’écureuil est manifestement un concurrent sérieux de Big Ben. Je n’ai pris aucune photo d’un de ces sciuridés mais si Louise, scandalisée par mon manque manifeste d’intérêt pour les rongeurs, m’envoie l’une des siennes, je l’ajouterai avec plaisir.

Louise m’a envoyé la photo promise, merci Louise !

Nous avons tout de même fini par arriver jusqu’à Buckingham Palace, où nous avons aperçu un petit bout de la garde.

Puis, comme prévu, nous avons continué notre balade dans le quartier de Westminster. Les élèves avaient préparé en classe des exposés sur l’abbaye de Westminster, le Parlement et Big Ben. A nous les incontournables de Londres, celui des cartes postales, le Londres qu’on veut absolument voir quand on ne vient que pour une seule journée.

Devant l’abbaye de Westmister
THE photo, celle qu’on fait systématiquement avec mes CHAMeaux dans cette ville. A noter que je suis en limite en train de sauter pour apparaitre sur la photo. Bien sûr, Mathieu Chadefaux triche et doit être grimpé sur une marche, ce n’est pas possible autrement…
Ne pas se fier à la photo : en vrai, nous avons marché, mais j’aime bien le logo du métro londonien

Après cette longue marche, nous sommes remontés à pied vers Covent Garden, c’est encore long, Madame ?… j’ai faim… on mange quand ? (mais vous ne faites que ça, manger en continu depuis notre départ, d’ailleurs, je me demande comment des sacs à dos peuvent contenir autant de nourriture, à moins qu’elle ne se régénère miraculeusement), bref, les grandes questions existentielles classiques auxquelles j’ai droit à chaque sortie ou voyage scolaires.

Au Tesco de Covent Garden, nous sommes devenus de vrais professionnels de l’organisation collective. Les élèves ont pu choisir exactement ce qu’ils voulaient manger : sushis, sandwichs, salades (nettement plus rares), chips à tout et n’importe quoi, saucisson et autres spécialités locales plus ou moins identifiables. Au passage, qui sera super contente de trouver des mûres, oubliera de les manger, et les retrouvera écrasées tout au fond de son sac en cherchant sa carte de transport après la visite de la National gallery, qui ? 😬😭 J’ai vraiment fait très fort sur ce coup-là. Nous sommes ensuite allés déjeuner à Covent Garden Piazza, où nous avons enfin pu faire une vraie pause.

Brochette d’élèves écoutant des musiciens jouer les Quatre Saisons de Vivaldi à Covent garden, Madame, c’est n’importe quoi ce tempo, c’est beaucoup trop rapide, on ne comprend rien ! (ce en quoi je leur donne parfaitement raison)

Fin de la pause et direction l’église St Martin-in-the-Fields pour le concert prévu, que nous avions également préparé en classe.

Le programme était magnifique, mais très exigeant. J’étais, je l’avoue, un peu inquiète, car je ne connaissais pas du tout la chanteuse. Je ne l’avais jamais entendue, et je m’étais dit que si sa voix ne tenait pas ce répertoire, le moment risquait d’être trèèèèèès long. Au final, je crois que c’est le meilleur concert que j’aie jamais entendu à St Martin-in-the-Fields. Hilary Cronin m’a subjuguée et j’ai été totalement transportée.

NDLR : pauvre Mathieu, il a dû souffrir un peu, car il est vrai que nous n’avons pas du tout les mêmes goûts musicaux. Mais je l’avais prévenu en amont que ce récital risquait de ne pas lui convenir ! Je crois d’ailleurs qu’il a gentiment cédé sa place contre celle d’une dame qui était coincée derrière un poteau.

Les élèves ont aussi discuté avec la maman de la chanteuse, qui par un pur hasard se trouvait assise juste derrière nous. C’est elle qui les a abordés, très étonnée de voir des scolaires français ici, et encore plus d’apprendre que les œuvres avaient été préparées en classe. À l’issue du concert, j’ai également échangé avec elle et avec la tante de la chanteuse. Elles nous ont vraiment remerciés d’être venus. Elles semblaient très touchées par notre présence et par l’idée que des élèves aient traversé la Manche pour écouter ce programme et se soient aussi bien tenus. Mince ! J’ai totalement oublié de leur préciser que nous venions d’un collège public, pour rappeler qu’en France, dans l’enseignement public aussi, de très beaux projets exigeants existent encore.

En sortant, nous avons continué de jouer les parfaits touristes. L’année dernière, l’endroit où nous avions acheté quelques souvenirs ne m’avait pas vraiment convaincue. Cette fois, j’avais repéré sur notre trajet du matin une boutique qui me paraissait plus adaptée. Nous y sommes allés, et chacun a pu rapporter son petit morceau de Londres. Pour ma part, j’assume tout à fait mon côté touriste asiatique (visites au pas de course, achats de souvenirs) et vu mes origines, ce n’est de toute façon pas qu’une expression. Je tiens à préciser que Maud et Mathieu ont aussi eu droit à un mug, je ne suis donc pas la seule à toucher des backchichs ! A noter aussi que comprenant que nous étions des Français, les patrons nous ont imposé une playlist de rap français durant toute notre présence dans cette boutique ; j’imagine que cette technique commerciale est censée booster les ventes, mais bonjour la redescente après les Quatre derniers Lieder de Strauss !

Nous avons ensuite traversé Trafalgar Square pour nous rendre à la National Gallery.

A noter qu’on voit très bien St Martin-in-the-Fields aussi sur cette photo

Les élèves y ont cherché les œuvres qu’ils avaient présentées en exposé en classe. Petite déception toutefois : nous n’avons pas pu admirer les Tournesols de Van Gogh, actuellement exposés à New York.

Turner était bien là, ouf !
Tête totalement crispée de la gardienne de salle lorsque nous nous sommes installés pour prendre cette photo, mais nous avons été pardonnés après lui avoir expliqué que notre collège s’appelait Claude Monet et notre orchestre les Nymphéas !

Londres n’étant pas Londres sans un trajet en bus à l’impériale, nous sommes ensuite remontés vers St Pancras en bus londonien.

Evidemment ce n’est pas le bus que nous avons pris, je ne peux pas être à la fois dans et hors du bus !

Puis nous avons terminé la journée par une petite virée chez Marks & Spencer, où les élèves ont à nouveau pu choisir leur dîner pour le train du retour.

La salle d’embarquement Eurostar est, elle, de pire en pire chaque année. Cette fois, c’est à peine si nous avions la place de nous asseoir par terre. Heureusement, notre train était à l’heure, et cette expérience digne d’une bétaillère ne s’est pas éternisée. J’aurais cependant été bien inspirée de relire moi-même l’article que j’avais rédigé l’année dernière : j’ai à nouveau complètement gelé dans le train. Ils ont vraiment un problème de climatisation, ces Anglais !

La classe a été adorable du début à la fin, et ça a été un vrai plaisir partagé que de vivre cette journée tous ensemble. Merci évidemment à Mathieu et à Maud pour cette nouvelle aventure londonienne, intense, joyeuse, musicale et sportive : Mathieu annonce 13 kilomètres de marche, mais je me demande tout de même si son téléphone n’est pas plus marseillais qu’anglais…

Bon week-end de repos bien mérité à tous !

Alice à la Philharmonie

J’avais déjà eu la chance de monter une première fois Alice Swing de Marc-Olivier Dupin sur un texte de Laurent Lévy avec ma chorale en Sorbonne. L’œuvre nous avait alors beaucoup amusés, mais elle m’avait surtout frappée par son intelligence d’écriture : une pièce pleine d’humour, d’énergie et de fantaisie, très solidement construite musicalement, avec une écriture vocale particulièrement adaptée à des voix d’enfants. Elle offre aussi un vrai terrain de travail pédagogique, notamment pour aborder la polyphonie de façon exigeante. C’est aussi pour cela que j’aime beaucoup travailler avec Marc-Olivier car ses œuvres allient difficulté et plaisir.

Aussi, quand l’ONDIF m’a proposé cette année de reprendre cette oeuvre avec des collèges d’Île-de-France, dans une version orchestrée, la réponse a été assez évidente : un grand OUI !

Mes CHAMeaux en jaune, mais d’autres tournesols pas chameaux se sont incrustés sur cette photo, quel malheur ! Ils ont été peints de la mauvaise couleur ! C’est la reine de coeur qui ne va pas être contente. Qu’on leur coupe la tête !
CHAMeaux mangeant des Chamonix !

Ce sont donc les cinquièmes CHAM qui ont travaillé Alice tout au long de cette année scolaire, dans une version enrichie par rapport à l’instrumentation d’origine, et avec une pièce supplémentaire au programme, La chanson tortu(e)rée, qui nous a donné bien du fil à retordre ! Le concert a eu lieu hier dans la salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, devant un public conquis.

Un petit extrait du Cheshire chat

Merci aux élèves, aux équipes artistiques et techniques : tout était vraiment magnifique !

Ce concert avait aussi une saveur particulière, puisqu’il s’agissait de notre dernier projet avec Sophie, notre cheffe de chœur. L’ONDIF arrêtant ses collaborations avec les scolaires, difficile de ne pas avoir le cœur serré en se disant que c’était probablement notre dernier concert ensemble dans ce cadre. Nous aurons eu la chance de vivre plusieurs très beaux projets ensemble. Celui-ci restera un souvenir particulièrement lumineux.

Bravo à tous et merci Sophie. J’attends ton appel avec impatience pour voir comment nous pourrions continuer notre route musicale ensemble. Je ne doute pas que tu vas avoir plein de très belles idées ❤️

Encore gâtée par les parents d’élèves, que je remercie aussi au passage d’avoir été aussi présents sur toutes les répétitions à Alfortville et a la Philharmonie !

Les prodigieux voyages de Sinbad

Et voilà, pendant toute l’année scolaire, les élèves de sixième CHAM ont travaillé avec sérieux et constance les treize chants qui composent Les Prodigieux Voyages de Sinbad de Marc-Olivier Dupin, dont je vous avais posté un premier extrait ici :

La création a eu lieu hier soir dans le grand amphithéâtre de Sorbonne. Voici quelques photos et une petite vidéo, en attendant le film actuellement en cours de montage par les équipes du rectorat.

MAJ du 15 juin 2026 : la vidéo est enfin en ligne ! Merci Corinne Réti !

https://pia.ac-paris.fr/portail/jcms/37446623_MediaPlus/les-prodigieux-voyages-de-sinbad

Traditionnelle photo sur les escaliers en entrant en Sorbonne
ça en fait du monde sur scène…
… et si en plus les professeurs se cachent parmi leurs élèves !
L’Ile de la tentation !

Je suis très fière de l’investissement de mes élèves, qui ont tout donné, comme toujours.

Un grand bravo à tous 👏❤️