Venezia 2017

Du mercredi 8 au vendredi 10 mars 2017, accompagnée par Antoine Forestier, leur professeur principal et professeur de mathématiques, et Thomas Tereygeol,  leur professeur de sport,  j’ai emmené à Venise les élèves de 4e CHAM ainsi que leurs camarades de classe non CHAM. Voici le journal de bord de ce voyage que j’ai rédigé au fur et à mesure du séjour. Un grand merci à Antoine et Thomas pour leur présence, leur gentillesse et leur efficacité, à Charlène Rozières de l’agence Cadran scolaire, avec qui j’avais déjà organisé notre escapade à Londres l’année dernière, et qui cette fois encore a fait en sorte de satisfaire toutes mes (nombreuses) demandes. Et bien sûr merci aux élèves pour tous ces très beaux moments partagés ensemble, et à leurs parents pour leurs encouragements chaleureux et leurs très gentils messages.


J-3 :  Angoissée par la météo parisienne de ce dimanche particulièrement pluvieux, je jette un oeil aux prévisions vénitiennes et ce n’est pas mal du tout ! Touchons du bois !

Je recommande aux élèves de glisser un savon dans leur valise, car j’ai un doute concernant les produits fournis par l’hôtel.


J-2 : N’oubliez pas d’organiser avec vos parents les co-voiturages pour vous rendre à Orly. Je vous rappelle que nous avons rendez-vous après-demain à 4h40 du matin…


J-1 : Le départ est dans douze heures !  Surtout, pensez bien à emporter avec vous votre passeport ou carte d’identité, et votre carte européenne d’assurance maladie. Vos bagages doivent être étiquetés.

Le comptoir d’enregistrement de Transavia est annoncé en 140-141. A vérifier sur les panneaux d’affichage en arrivant à Orly. A demain !


J1 : mercredi 8 mars 2017

– 05h30 : nous venons de passer le contrôle de sûreté. Julius a été tiré au sort pour une fouille en bonne et due forme de sa valise, trop de chance 😉 Les élèves sont là au complet en tout cas. Il fait un froid de canard dans cet aéroport. J’entame mon premier cappuccino pour me mettre dans l’ambiance italienne. Les élèves sont déjà en train de manger ! L’avion est prévu à l’heure. Tout va bien donc.

– 06h15 : tous dans l’avion !

– 8h07 : toujours dans l’avion mais nous venons d’atterrir après un vol très tranquille, avec une superbe vue sur les Alpes (mais pourquoi n’ont-ils pas dormi ?)

– 9h12 : on a réussi à trouver non sans mal notre bateau privé pour Venise (organisation à l’italienne, on a bien fait le quai en long et en large trois fois avant de finir par retrouver notre capitaine, après de nombreux coups de fil dans un mélange d’anglais et d’italien digne de l’esperanto). Les élèves en sont à leur troisième petit-déjeuner, voire plus pour certains ! Il fait un ciel bleu absolument magnifique.

– 12h30 : les professeurs soufflent, les élèves ont leur premier temps libre du voyage.  Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous avons pris le chemin de la place San Marco. Belle promenade à pied à travers les ruelles vénitiennes. Nous sommes entrés sans faire la queue dans la basilique (un miracle pour qui est déjà venu à Venise et est habitué à la longue file d’attente), et enfin, il est temps de déjeuner (malgré les nombreux petits-dejeuners pris avant, pendant et après l’avion, les élèves sont affamés !). Nous avons rendez-vous à 14h. La météo est juste fantastique !

Nous (les profs !) en avons profité pour jouer les touristes devant le Pont des Soupirs.

– 14h : il ne manque que trois élèves. De toute façon le groupe était trop gros.  Du coup, rien de grave ! Ah non, voilà les retardataires. Mince, à nouveau 31 élèves donc… (soupirs)

– 15h30 : après avoir changé de quartier pour une nouvelle pause ensoleillée (où sont les élèves ? Mais non, pas d’inquiétude, ils ne sont pas loin, on les surveille !)…

… nous voici maintenant à la Fenice, le célèbre opéra de Venise, pour une visite guidée en français :

La salle est sublime ! La salle de bal n’est pas en reste :

– 17h55 : nous voilà enfin installés à l’hôtel Atlantide, dans le quartier du Cannaregio. Après la visite de la Fenice, nous sommes remontés jusqu’au pont du Rialto, ça fait au moins quatre heures qu’on marche !

Nous avons pu admirer la vue sur le grand canal :

Puis marche à nouveau, c’est encore loin ? on n’en peut plus ! jusqu’à l’église Santa Maria dei Frari, où nous sommes entrés nous recueillir sur la tombe de Claudio Monteverdi, et où Lorenzo a pu contempler la statue de son ancêtre (véridique !) :

Re-marche jusqu’à l’hôtel, Ah non Madame Le Manh, vous êtes sûre que c’est le bon chemin là, hein ?! (bon on a tourné un peu, je l’avoue, mais vraiment à peine). L’installation dans les chambres a donné lieu a un grand moment d’euphorie générale (bizarrement, les élèves n’étaient plus du tout fatigués !) et comme l’an passé à Londres, les chambres ne sont pas toutes équivalentes et certains ont eu plus de chance que d’autres. La réputation du design italien est quand même un peu surfaite, non ?

Monsieur Forestier a quant à lui hérité d’une cellule monacale…

… mais avec balcon s’il vous plaît ! (ndlr : il s’avère que ledit balcon est en fait inaccessible)

Le winner est incontestablement Monsieur Tereygeol, qui non seulement a eu droit à une chambre très correcte, mais à un étage où il n’y a aucun élève !

Petit temps de repos jusqu’à 18h45 où nous nous retrouverons pour aller dîner au restaurant.

– 19h40 : en direct du restaurant La Bella Polastrella :

Volume sonore indescriptible. Les rares clients autres que notre groupe vont faire une dépression, surtout les pauvres Japonais près de l’entrée. Je passe sur l’épisode de la clé cassée et à moitié restée coincée dans la serrure de la chambre voisine de la mienne (par respect pour eux, je ne citerai pas Titouan 1, Titouan 2, Eythan et Valentin, les élèves concernés), et qui fait qu’ils ont failli devoir venir dîner ici en chaussettes, voire nu-pieds…

La cuisine n’est pas fine-fine :

Et j’avoue avoir renoncé au plat principal, vraiment gras :

Mais Monsieur Tereygeol, qui est encore en pleine croissance, a assuré pour nous deux ! (vous l’aurez noté, cette année, je suis en compagnie de collègues très jeunes et dynamiques, et qui me donnent l’impression d’être une mamie proche de la retraite 🙁 )

En voyant l’assiette d’Anahi, jalouse je suis ! Du coup je songe sérieusement à me déclarer végétarienne pour demain !

Petite glace à la noisette en dessert qui ne paye (vraiment) pas de mine mais qui a le mérite d’être rafraîchissante :

Bref, une pensée émue pour Tilaï, Talia et Lucie D., mes élèves de 3e CHAM, qui s’apprêtent à passer leur soirée devant Top Chef… Je fais le pari que si le cuisinier de la Bella Polastrella envoyait sa candidature, elle ne serait certainement pas retenue !

De retour à l’hôtel. Les élèves sont censés prendre leur douche (hum…). Demain, lever 7h pour les filles, 7h30 pour les garçons. Ceux qui ont suivi le voyage London 2016 savent que je suis une adepte des petit-dejeuners non mixtes…

Bonne nuit tout le monde ! (Enfin, en ce qui me concerne, je peux toujours rêver)


J2 : jeudi 09 mars 2017

– 04h04 : quel silence assourdissant ! Les parents des élèves de CHAM ne seront pas surpris de l’horaire auquel j’écris ce post, ayant l’habitude de recevoir de nombreux mails nocturnes de la part de Renaud, mon homologue et professeur d’orchestre du conservatoire Maurice Ravel. Ça doit être un truc de musicien, de ne pas dormir la nuit…

Je ne sais pas si les élèves dorment, en tout cas, ils font bien semblant, ce qui est l’essentiel pour les autres clients de l’hôtel, car même s’ils ne sont pas nombreux, ils existent, nous ne sommes pas seuls ici (phrase que j’ai bien dû répéter 307 fois aux enfants depuis notre installation hier vers 17h), heureusement, ils ont Monsieur Tereygeol pour veiller sur eux puisqu’ils logent à l’étage inférieur.

Ce matin, nous prendrons notre petit-dejeuner filles et garçons à tour de rôle, car la salle, qui est dans un hôtel annexe à 50 mètres, ne peut pas contenir plus de vingt personnes à la fois. Nous devons ensuite récupérer nos paniers-repas dans un restaurant voisin, puis nous retrouverons à l’embarcadère tout proche de notre hôtel un bateau privé (oui, je n’avais pas compris que nous aurions un bateau rien que pour nous, mais Charlène de l’agence Cadran Scolaire avec qui j’ai organisé ce voyage, et qui supporte mes questions permanentes par mail et téléphone (bonjour à Charlène ! je sais qu’elle nous lit !) nous a vraiment soignés cette année, et ces déplacements en bateau privé sont une belle surprise), pour une excursion de quatre heures dans les îles de Burano et Murano. Je n’ai pas encore vérifié la météo, mais si on a la même qu’hier, on devrait passer une matinée magnifique.

Histoire que nous ne nous habituions pas trop à ce luxe qui est d’être seuls à Venise, nous nous mêlerons à la foule des touristes et des quelques autochtones cet après-midi pour redescendre en vaporetto le grand canal jusqu’à l’île de San Giorgio Maggiore. Les nombreux palais vénitiens que nous aurons sous les yeux devraient permettre aux élèves de réaliser un magnifique reportage photo demandé par leur professeur d’histoire-géographie.

Il est maintenant 4h30. Dire qu’à cette même heure hier, nous arrivions à Orly ! Finalement, l’avantage de ces vols à l’aube, c’est que non seulement cela nous laisse toute la journée ensuite pour visiter, mais qu’il y a très peu de chances pour que la nuit d’après, les élèves aient envie de quitter leur lit !

– 07h15 : je viens de faire la tournée des chambres des filles afin de m’assurer que tout le monde était réveillé, ce qui est plus ou moins le cas (plutôt moins)… Une belle journée s’annonce.

– 07h50 : nous voilà au petit-déjeuner entre filles, donc. Pain, viennoiseries,  gâteaux (type biscuit de Savoie ou tartes), jus de fruits, céréales sous forme de buffet (et une assiette cassée, une !), et boisson chaude au choix servie à table.

– 8h : les garçons arrivent à leur tour, pile à l’heure (eux…). Ils sont totalement déprimés car le PSG a perdu, Madame, c’est la fin du monde !

– 9h25 : c’est parti pour Burano !

Il faut imaginer la bande-son qui va avec (et les voix emplies de testostérone), très variée comme vous pourrez le constater : la Marseillaise, Laudamus te extrait du Gloria de Vivaldi, Au Clair de la lune.. 

– 9h55 : le moteur à fond, plus possible de chanter, on ne s’entend plus ! Titouan en profite pour sympathiser avec une araignée qu’il ne veut plus quitter ! Madame Cohen-Salmon, CPE, m’envoie un message pour me dire qu’elle ne veut pas de l’araignée au collège, compris Titouan ?!

– 10h30 : escale sur la charmante île de Burano, aux maisons multicolores. Grand soleil, très peu de monde… Lucky we are ! (je ne sais pas le dire en italien, la honte !)

– 11h : nous retrouvons notre bateau privé (oui je sais, je vous ai déjà raconté que nous avions notre propre bateau, mais je ne m’en remets pas de tant de confort, donc j’insiste un peu lourdement), direction Murano, et voici une petite photo spécialement pour vous, les parents qui nous suivez depuis l’écran d’ordinateur de votre bureau, histoire de vous faire un peu envie :

– 11h30 : dans une soufflerie de verre à Murano. Moi je dis que ça a l’air trop facile…

Les élèves, eux, sont impressionnés !

– 12h20 : mais pourquoi sont-ils déjà tous en train de manger leurs sandwiches ? Ce n’est pas encore l’heure enfin ! La vue sur le canal de Murano ne leur suffit pas ?

– 13h30 : notre bateau nous a laissés sur l’île de San Giorgio Maggiore (petit changement d’ordre dans le programme), où nous pique-niquons au soleil avec une vue sur la place Saint Marc et le Palais des doges (il y a pire)… Nos paniers-repas, fournis par le restaurant à côté de notre hôtel, ne contiennent rien d’extraordinaire (un sandwich au salami, un jambon-beurre et une pomme, ouiiiii ! un fruit, enfin !) mais les élèves ont visiblement apporté de Paris de quoi tenir en cas de siège, les Autrichiens n’ont qu’à bien se tenir.

– 13h 56 : petite course sportive pour bien digérer ! Ah non, moi je ne cours pas, je me dévoue pour prendre les photos :

– 14h30 : nous sommes dans le vaporetto ligne 1 (ciel, un bateau public !) et avant de remonter le grand canal, nous pouvons admirer l’île de San Giorgio Maggiore que nous venons de quitter :

Notre délégué en mode beau gosse :

– 16h15 : temps libre autour du Rialto (point de ralliement facile pour ceux qui n’auraient pas trop le sens de l’orientation). Assis à la terrasse d’un café avec mes deux collègues, j’ai promis à mon petit quatuor d’élèves qui nous a rejoints de leur offrir un pot si jamais ils arrivaient à passer la commande, en italien bien sûr :

Uno Sprite, due Coca e uno Ice tea per favore, Lorenzo a relevé le défi haut la main, son aïeul peut être fier de lui !

– 17h43 : de retour à l’hôtel. Les élèves étaient bien à l’heure à notre rendez-vous au Rialto, après s’être tous un peu perdus, mais bon, difficile de ne pas retrouver son chemin parmi le flot incessant de touristes qui suit le parcours classique Gare – Rialto – Place San Marco. Il suffit juste de se laisser porter. Les achats de souvenirs se sont poursuivis, histoire de remplacer les objets en verre de Murano choisis ce matin et qui sont pour la plupart déjà à moitié cassés !  L’heure des douches a sonné, Madame, c’est obligé de se laver ? J’ai déjà pris une douche hier soir… (heu… ben oui, c’est mieux, non ?)

Ce soir nous retournons dîner à la Bella Polastrella, et ensuite, nous avons prévu une petite balade sous les étoiles, histoire d’admirer la grande Sérinissime de nuit.

– 20h00 : pizza party tonight ! Mais avec des légumes, enfin, des frites quoi ! (mais si, je vous assure que les pommes de terre font partie des légumes). Les pizzas arrivent au compte-goutte. Du coup nous avons le temps de discuter avec nos élèves et Monsieur Forestier est ravi d’apprendre que malgré vos cours super sérieux, finalement vous êtes cool !

Un autre groupe de jeunes s’est installé dans la même salle que nous. Dire qu’hier soir j’osais me plaindre du bruit…

– 20h23 : ambiance de folie à la Bella Polastrella ! Les jeunes d’à côté boudent leurs assiettes de petits pois et négocient avec les nôtres leurs restes de pizzas ! Les tractations ont donné lieu à de grandes acclamations suivies d’applaudissements. Les élèves me remercient d’avoir mis des pizzas à leur menu, du coup j’ai l’impression d’être une prof trop cool 🙂

J’ai moins assuré pour le dessert. On se retrouve avec la même glace à la noisette qu’hier. Je suppose que c’est le parfum qu’ils n’arrivent pas à vendre et du coup, ils l’écoulent comme ils peuvent !

– 22h55 : tout juste de retour à l’hôtel. Histoire d’essayer de passer une nuit à peu près paisible, nous avons utilisé notre dernier ticket de vaporetto pour une loooonnngue promenade en bateau autour de Venise, espérant ainsi que nos charmantes têtes blondes n’auraient plus qu’une envie en rentrant : se glisser sous la couette après voir été bercés par les flots… hum, hum…. Pas certain que cette stratégie ait été très efficace… En revanche, moi j’ai chopé un sacré mal de mer, et je suis bien partie pour tanguer toute la nuit 🙁

Chacun a regagné sa chambre, et tels des Cerbères, nous nous tenons prêts à intervenir au moindre débordement, enfin, si je parviens à tenir debout !

J’ai dû renoncer à prendre des photos, car de nuit, elles ne donnent pas grand chose avec mon téléphone. Je n’en posterai donc que deux, dont celle du palais où Richard Wagner a passé ses derniers jours :

Demain, ce sont les garçons qui sont attendus les premiers au petit-déjeuner… Chouette, une demi-heure de sommeil en plus pour les filles, enfin, en ce qui me concerne, pas sûre de réussir à en profiter beaucoup. Une longue journée de marche nous attend. Tâchons de récupérer un peu !


J3 : vendredi 10 mars 2017

– 06h15 : je profite à fond de ces derniers instants de calme. Même pas eu besoin de faire la police cette nuit, les élèves (en tout cas, ceux qui logent à mon étage !) ont été parfaitement silencieux, je ne sais pas s’ils se sont endormis comme des masses et que ma tactique du tour-en-bateau-qui-berce a été payante, peut-être ont-ils bavardé jusqu’à l’aube, mais au-moins l’ont-ils fait en toute discrétion et sans gêner personne, c’est l’essentiel.

Ce matin, après le petit-déjeuner, nous libérerons nos chambres et laisserons nos bagages à l’hôtel, puis direction l’Accademia, le seul musée que j’avais inscrit à notre programme. Aujourd’hui, nous ferons tous nos déplacements à pied, sauf pour nous rendre à l’aéroport, bien sûr.  À ce propos, l’arrivée de notre avion est toujours prévue à 22h50 à Orly Sud. Je sens qu’il y en a beaucoup qui vont faire la grasse matinée demain matin !

– 07h : entre le cri des mouettes et toutes les cloches des églises environnantes qui se mettent à sonner, je ne vois pas comment les élèves pourraient ne pas se réveiller ! (certains me diront plus tard qu’ils n’ont rien entendu. Comment est-ce possible ?)

– 7h40 : les garçons sont descendus prendre leur petit-déjeuner. Je viens de faire la tournée des chambres des filles pour m’assurer qu’elles étaient bien toutes réveillées et opérationnelles. C’est le cas pour toutes sauf pour celles de la chambre que l’on a (affectueusement) surnommée « chambre NRJ 12 » depuis hier, où les filles ont un mal fou à émerger. Il faut dire qu’elles passent leur temps à se disputer, pleurer, se réconcilier, s’embrasser (tout ça en moins de dix minutes), ce qui doit leur prendre une énergie considérable, d’où le réveil difficile ! Bref, on se croirait plongés dans une émission de télé-réalité, de toute façon, les filles, ça fait toujours des histoires, nous les garçons, on est beaucoup plus cool !

– 8h40 : tout le monde a terminé son petit-déjeuner et range sa chambre. Nous quittons l’hôtel dans une bonne demi-heure. Très bien situé et néanmoins à l’écart de la foule, donc calme, l’hôtel Atlantide aura parfaitement fait l’affaire. Si je le recommande ? Ah, ah, ah, certainement pas au tarif totalement improbable affiché sur la porte de ma chambre (250 euros la nuit !) Ils sont drôles ces Italiens quand même…

– 10h50 : après trois-quarts d’heure de marche, nous voici arrivés à la galerie de l’Accadomia où nous visitons la collection permanente :

Pour me faire plaisir, Lorenzo accepte de poser devant mon tableau préféré de ce musée, La Tempête de Giorgione :

Devant La Procession sur la Place Saint Marc de Bellini :

– 12h30 : après l’Accademia, nous nous sommes promenés dans le quartier du Dorsoduro et nous nous sommes posés sur les marches de l’église Santa Maria della Salute que nous avons visitée :

Pause pique-nique : une orange a remplacé la pomme mais les sandwiches sont strictement les mêmes qu’hier. Notre pauvre Julius est au régime forcé car il s’est fait voler l’un des siens par une mouette ! Les élèves jouent à chat tandis que les professeurs profitent de la vue sur le grand canal :

– 14h30 : nous venons d’arriver à la Ca’ d’Oro arpès une nouvelle petite marche, c’est encore loin ? Le moins qu’on puisse dire est que le gardien est très crispé par notre présence ! Nous nous sommes pourtant divisés en deux groupes, mais c’est à peine si nous avons le droit de respirer ! J’envisage donc de leur poster une critique assassine sur TripAdvisor ! En attendant, une photo du girls power :

– 15h : la visite de la Ca’ d’Oro aura été de courte durée. Non seulement l’accueil y laisse à désirer, mais le deuxième étage était inaccessible car en travaux. Nous avons donc décidé de ne pas nous attarder, et puis la question que j’ai le plus entendue depuis ce matin, étant Madaaaaame, est-ce qu’on aura un dernier temps libre avant de partir ??? (à croire qu’ils se sentent en prison depuis qu’ils sont ici !), nous leur avons accordé cette petite permission. Donc ça y est, c’est la liberté retrouvée, nous avons rendez-vous dans une heure et demie devant le MacDo de la Strada nova (trop typique comme lieu), et ensuite nous retournerons à l’hôtel récupérer nos bagages avant de partir à l’aéroport, toujours en bateau privé.

Les élèves se commandent des jus de fruits pressés…

…tandis qu’avec mes collègues, nous poursuivons notre marathon de cappuccinos et glaces aux parfums variés. C’est la dolce vita !

La fin du temps libre donne lieu à un immense moment d’émotion. Nous avons appris une bien triste nouvelle extérieure à notre voyage depuis la France. Je ne donnerai pas de détails ici, mais je crois que vivre cette épreuve ensemble aura été une intense expérience de groupe, et j’espère qu’elle aura au-moins eu ce mérite : nous souder encore davantage.

– 18h : dans le bateau pour aller à l’aéroport. À tout à l’heure les parents. Je vous posterai un dernier message pour vous informer en cas de retard de l’avion.

– 20h45 : nous sommes tous dans l’avion. Julius a encore eu droit à une fouille en passant la sécurité ! Pas de retard annoncé. Nos bagages voyagent en soute car l’avion est plein. À tout de suite ! (enfin presque)

– 23h : nous avons bien retrouvé les parents qui nous ont réservé un accueil très chaleureux, ce qui nous a beaucoup touchés, mes collègues et moi. Merci à vous.

Marie Le Manh